Airbnb se rémunère par des frais de service prélevés sur chaque réservation. Pendant longtemps, ces frais étaient partagés entre l’hôte et le voyageur. Selon le centre d’aide d’Airbnb, consulté le 25 octobre 2026, la plateforme fait actuellement passer tous les hôtes de logements à une structure de frais uniques, payée par l’hôte seul.
Le taux appliqué conditionne directement le prix à afficher et le revenu net de l’hôte. Il doit être intégré au calcul présenté dans le chapitre rentabilité d’une location saisonnière.
L’essentiel
- Avec les frais partagés, en cours de suppression selon Airbnb, la plupart des hôtes paient 3 % et le voyageur entre 14,1 % et 16,5 % du sous-total.
- Avec les frais uniques, la plupart des hôtes paient 15,5 % (taux indiqué par le centre d’aide d’Airbnb au 25 octobre 2026) et le voyageur ne paie pas de frais de service.
- Les frais s’appliquent au prix de la nuitée et aux frais facultatifs, comme le ménage, mais pas à la taxe de séjour.
- Les frais uniques sont obligatoires pour la plupart des hôtes, notamment ceux qui utilisent un logiciel de gestion locative ; un hôte passé aux frais uniques ne peut pas revenir aux frais partagés.
Les deux structures de frais
Selon le centre d’aide d’Airbnb, la structure de frais partagés répartit la charge entre les deux parties. La plupart des hôtes paient 3 %, certains davantage, et 4 % au Brésil et au Mexique ; le voyageur paie entre 14,1 % et 16,5 % du sous-total de la réservation.
Avec la structure de frais uniques, l’intégralité des frais est déduite du versement de l’hôte. Pour la plupart des hôtes, ils s’élèvent à 15,5 % ; les autres paient en général entre 14 % et 16 %, et 16 % au Brésil et au Mexique. Les frais indiqués incluent la TVA, le cas échéant.
Le passage aux frais uniques
D’après la même source, la structure de frais uniques est obligatoire pour la plupart des hôtes, notamment les établissements d’accueil traditionnels comme les hôtels, les hôtes qui utilisent un logiciel de gestion locative et ceux qui exercent dans un pays qui applique cette tarification.
La tarification avec partage des frais y est présentée comme progressivement supprimée : elle ne sera plus proposée une fois que tous les hôtes auront effectué la transition, et un hôte passé aux frais uniques ne peut pas revenir en arrière. La page ne mentionne pas de date d’effet générale pour cette transition.
Le changement ne s’applique qu’aux nouvelles réservations : celles effectuées avant la transition ne sont pas concernées, même si le séjour a lieu après. Le montant prélevé sur chaque réservation apparaît dans le détail de la transaction, à la rubrique des frais de service Airbnb.
Les frais de ménage et les frais facultatifs
Les frais de service s’appliquent au prix de la nuitée et à tous les frais facultatifs ajoutés par l’hôte, catégorie dont relèvent les frais de ménage. Une hausse des frais de ménage augmente donc mécaniquement la commission. Le chapitre ménage et frais de ménage traite de leur fixation.
La commission s’applique-t-elle à la taxe de séjour ?
Non. Selon le centre d’aide d’Airbnb, les frais de l’hôte sont calculés sur le prix des nuits et les frais qu’il facture, sans inclure les taxes. La taxe de séjour n’entre donc pas dans l’assiette de la commission.
Les opérateurs numériques sont soumis à une obligation de collecte de la taxe de séjour depuis le 1er janvier 2019, indique le ministère chargé des collectivités locales. Airbnb précise la collecter pour les réservations situées dans les communes ayant institué une taxe au réel. Le loueur doit vérifier la situation de sa commune, la taxe forfaitaire restant à sa charge.
Ajuster son prix
Avec les frais uniques, un hôte qui ne modifie pas son prix perçoit moins qu’avec les frais partagés. Avec des frais de 15,5 %, un prix de 100 € laissé inchangé rapporte 84,50 € à l’hôte.
Pour conserver le même revenu net, l’hôte qui percevait 97 € avec des frais partagés de 3 % devrait fixer son prix à environ 114,80 € avec des frais de 15,5 %. Ce calcul est une illustration ; la comparaison avec d’autres plateformes figure dans le chapitre Airbnb, Booking, Abritel : les frais comparés.
| Montant | Frais partagés | Frais uniques |
|---|---|---|
| Prix fixé par l’hôte (nuits et ménage) | 450 € | 450 € |
| Frais payés par l’hôte | 13,50 € (3 %) | 69,75 € (15,5 %) |
| Versement à l’hôte | 436,50 € | 380,25 € |
| Total payé par le voyageur, hors taxes | 513,45 € à 524,25 € | 450 € |
La commission et les impôts
Pour la déclaration de revenus, le loueur déclare les sommes encaissées pour la location, avant déduction de la commission. Au micro-BIC, celle-ci n’est pas déductible : elle est réputée couverte par l’abattement forfaitaire. Le chapitre déclarer ses revenus Airbnb précise le montant à reporter.
Au régime réel, en revanche, le loueur déduit ses dépenses réelles, et la commission en fait partie. Lorsque les frais de plateforme, de ménage et les autres charges dépassent l’abattement forfaitaire, ce régime devient plus favorable, comme le montre le chapitre micro-BIC ou régime réel.
La location meublée étant en principe exonérée de TVA, sans possibilité d’option, selon l’administration fiscale, le loueur particulier ne peut pas récupérer la TVA incluse dans les frais Airbnb : c’est le montant toutes taxes comprises de la commission qui pèse sur son revenu.
Quelles informations la plateforme doit-elle fournir aux loueurs ?
Airbnb est un opérateur de plateforme en ligne au sens de l’article L. 111-7 du code de la consommation, qui vise les services mettant en relation plusieurs parties en vue de la fourniture d’un service. Depuis le 1er janvier 2018, ces opérateurs doivent délivrer une information loyale, claire et transparente.
Cette information porte notamment sur les conditions générales du service d’intermédiation, sur les critères de classement et de référencement des offres et sur la qualité des personnes autorisées à proposer des biens ou des services, indique la DGCCRF.
Le code du tourisme ajoute des obligations propres aux meublés de tourisme : information du loueur sur ses obligations de déclaration et, le cas échéant, d’accord du propriétaire avant publication de l’annonce, recueil de sa déclaration sur l’honneur, publication du numéro d’enregistrement et désactivation de l’annonce d’une résidence principale une fois le plafond annuel atteint. Le détail de ces règles figure dans le chapitre obligations du loueur.
Commission et revenus : ce que la plateforme transmet à l’administration
L’article 242 bis du code général des impôts, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2023, impose aux plateformes d’informer leurs utilisateurs, à l’occasion de chaque transaction, de leurs obligations fiscales et sociales, et de mettre à leur disposition un lien vers les sites des administrations concernées.
Depuis les opérations réalisées en 2023, les articles 1649 ter A et suivants du même code, issus de la directive européenne dite DAC7, obligent les plateformes à déclarer chaque année à l’administration, au plus tard le 31 janvier, les sommes versées à chaque loueur par trimestre, les frais, commissions et taxes retenus, l’adresse et le numéro d’enregistrement foncier de chaque logement ainsi que le nombre de jours de location.
La plateforme fournit aussi au loueur, dans le même délai, les informations le concernant transmises à l’administration (article 1649 ter D, III). Selon la doctrine administrative de 2023, le montant déclaré est net des frais, commissions et taxes retenus par la plateforme, ces frais étant déclarés séparément : le loueur reconstitue ses recettes brutes en additionnant les deux.
Aucun seuil minimal ne s’applique aux locations de biens immobiliers : le seuil de trente opérations et 2 000 € ne concerne que les ventes de biens.
Seuls sont exclus les lots ayant donné lieu à plus de 2 000 locations dans l’année, situation propre à l’hôtellerie. Le loueur a intérêt à rapprocher ces montants de ses propres relevés, puisque l’administration fiscale en dispose également.
Ce que couvrent les frais
Les frais rémunèrent le service de la plateforme, qui comprend notamment AirCover pour les hôtes. Selon le centre d’aide d’Airbnb, ce dispositif associe une garantie dommages des hôtes, qui n’est pas une assurance, et une assurance responsabilité civile des hôtes, souscrite, pour les séjours proposés dans l’Espace économique européen, auprès de Zurich Insurance Europe AG, succursale en Espagne. Ni l’une ni l’autre ne remplace une caution, comme l’explique l’article caution Airbnb et AirCover.
Questions fréquentes
Quel est le pourcentage de la commission Airbnb en 2026 ?
Selon le centre d’aide d’Airbnb, consulté le 25 octobre 2026, la plupart des hôtes soumis aux frais uniques paient 15,5 % du prix des nuits et des frais qu’ils facturent, le voyageur ne payant alors pas de frais de service. Avec les frais partagés, en cours de suppression, la plupart des hôtes paient 3 % et le voyageur entre 14,1 % et 16,5 % du sous-total.
Faut-il déclarer le montant brut ou le montant versé par Airbnb ?
Le loueur déclare les recettes encaissées pour la location, avant déduction de la commission. Les informations annuelles transmises par la plateforme distinguent d’ailleurs le montant net versé et les frais, commissions et taxes retenus. Déclarer seulement les virements reçus reviendrait à minorer les recettes du montant des frais prélevés.
La commission Airbnb est-elle déductible des impôts ?
Cela dépend du régime fiscal. Au micro-BIC, non : l’abattement forfaitaire de 30 % ou 50 %, selon le classement du logement, est réputé couvrir toutes les charges, commission comprise. Au régime réel, la commission est déduite avec les autres dépenses réelles, comme le ménage, l’assurance ou les intérêts d’emprunt.
Airbnb transmet-il les revenus des hôtes à l’administration fiscale ?
Oui. Depuis les opérations réalisées en 2023, en application des articles 1649 ter A et suivants du code général des impôts, la plateforme déclare chaque année, au plus tard le 31 janvier, les sommes versées à chaque hôte, nettes des frais, ainsi que les frais retenus, l’adresse des logements et le nombre de jours loués. Ces données sont aussi communiquées au loueur selon le même calendrier.
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Sources
- Service-Public, fiche F32744 (revenus d’une location meublée), vérifiée le 15 avril 2026
- DGCCRF, « Les obligations d’information des plateformes numériques », economie.gouv.fr, 21 avril 2020
- Service-Public, fiche F33175 (location de sa résidence principale en meublé de tourisme), vérifiée le 21 mai 2026
- BOFiP, BOI-INT-AEA-30, obligations des opérateurs de plateforme (articles 1649 ter A et suivants du CGI), version du 13 décembre 2023
- BOFiP, BOI-INT-AEA-30-10, champ d’application, version du 11 janvier 2023
- impots.gouv.fr, foire aux questions « Régime des locations meublées », mars 2026
- collectivites-locales.gouv.fr, « Taxe de séjour », consulté le 24 octobre 2026
- Code général des impôts, article 242 bis, version en vigueur depuis le 1er janvier 2023 (loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021, art. 134), Légifrance
- Code général des impôts, article 1649 ter A, version en vigueur depuis le 1er janvier 2023, Légifrance
- Code général des impôts, article 1649 ter D, III (communication au vendeur ou prestataire), version en vigueur depuis le 1er janvier 2023, Légifrance
- BOFiP, BOI-INT-AEA-30-40, § 250 (contrepartie déclarée nette des frais) et § 290 (frais et commissions déclarés), version du 13 décembre 2023
Conditions des plateformes
- Airbnb, centre d’aide, « Frais de service Airbnb », consulté le 25 octobre 2026
- Airbnb, centre d’aide, « Collecte et versement par Airbnb de la taxe de séjour en France », consulté le 25 octobre 2026
- Airbnb, centre d’aide, « Assurance responsabilité civile des hôtes », consulté le 25 octobre 2026
- Airbnb, centre d’aide, « Garantie dommages des hôtes », consulté le 25 octobre 2026
Ce contenu a une vocation informative et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les règles citées sont celles publiées par l’administration à la date de mise à jour ; elles peuvent évoluer, notamment avec les décrets d’application de la loi du 19 novembre 2024.






