Caution

OfficeRiders, des espaces de travail et lieux atypiques où l’on travaille autrement

Officeriders - Suitepay

Un salon d’architecte baigné de lumière, un loft industriel, une péniche, une galerie d’art ou un atelier d’artiste : et si ces lieux devenaient, le temps d’une réunion ou d’un séminaire, des espaces de travail ? C’est le pari d’OfficeRiders, souvent présenté comme « l’Airbnb des espaces de travail ». Pour les propriétaires, la plateforme permet de rentabiliser un logement vide en journée ou des locaux sous-utilisés. Pour les professionnels, elle offre une alternative inspirante aux salles de réunion standardisées. Histoire, fonctionnement, rémunération des hôtes, assurance et caution : tout ce qu’il faut savoir.

OfficeRiders, une idée née du coworking

OfficeRiders est fondée à Paris par Jean-Philippe Matz, Thomas Leblanc et Florian Delifer, et lancée au printemps 2015. L’intuition de départ est simple : le plus grand espace de coworking de France, ce sont les logements des particuliers, vides pendant que leurs occupants sont au bureau. Les premiers utilisateurs sont des indépendants, des travailleurs nomades et des fondateurs de startups à la recherche d’un lieu calme et agréable pour quelques heures ou quelques jours.

Le concept évolue rapidement vers les réunions, séminaires, ateliers, tournages et événements d’entreprise, avec un catalogue de lieux atypiques. La plateforme lève 500 000 euros en 2016 et s’étend à Lyon et à d’autres grandes villes. Elle revendique plus de 4 000 lieux référencés : appartements, lofts, maisons d’architecte, ateliers d’artistes, cafés, galeries.

Le rachat par Worklib en 2025

En mars 2025, OfficeRiders est rachetée par Worklib, une plateforme française d’espaces de travail à la demande destinée aux entreprises, qui avait déjà absorbé Neo-nomade et Deskalot. L’opération rapproche deux mondes : l’offre de Worklib, tournée vers les grands comptes et le travail hybride, et les lieux atypiques et chaleureux d’OfficeRiders. L’ensemble revendique désormais des dizaines de milliers d’espaces et plusieurs centaines d’entreprises clientes.

Pour les hôtes, ce rapprochement est plutôt une bonne nouvelle : il ouvre l’accès à une clientèle B2B plus large, habituée à réserver des espaces pour ses équipes, avec des budgets dédiés aux réunions et séminaires hors les murs.

Comment fonctionne OfficeRiders côté client ?

Les utilisateurs, baptisés « riders », recherchent un espace par ville, capacité, type d’usage et budget. L’offre se décline en salles de réunion, postes de coworking, bureaux privatifs, lieux pour l’événementiel et espaces de formation, dont certains certifiés Qualiopi. Des prestations complémentaires — animation culinaire, activités de cohésion d’équipe — peuvent s’ajouter à la location.

La réservation se fait en ligne, à l’heure, à la demi-journée ou à la journée selon les lieux. Le paiement transite par la plateforme et n’est reversé à l’hôte qu’une fois la prestation réalisée. Pour les entreprises, une offre dédiée propose une facturation centralisée, des crédits par équipe, des règles d’accès validées par les managers, un tableau de bord d’utilisation et des intégrations avec les outils collaboratifs comme Slack, Teams ou Google.

Devenir hôte sur OfficeRiders

Quels espaces peuvent être proposés ?

Particuliers comme professionnels peuvent devenir hôtes. Un appartement spacieux et bien éclairé, une maison avec jardin, un atelier, une boutique fermée certains jours, des bureaux d’entreprise inoccupés en fin de semaine : tout espace agréable, propre et fonctionnel peut trouver preneur. Les attentes de base sont claires : une connexion Wi-Fi fiable, des tables et assises adaptées au nombre de participants, un accès simple et, idéalement, un écran ou un vidéoprojecteur pour les réunions.

Publier son annonce et fixer ses prix

L’hôte crée son annonce, décrit le lieu, ses équipements et sa capacité, ajoute des photos et définit ses disponibilités. Il fixe librement ses tarifs, à l’heure ou à la journée, la plateforme suggérant des fourchettes selon la ville et le type d’espace. Il accepte ensuite les demandes de réservation et échange avec les riders via la messagerie intégrée. Un statut de « Superhost » récompense les hôtes les plus réactifs et les mieux notés.

Combien peut-on gagner ?

La rémunération dépend évidemment du lieu, de sa localisation et de son taux d’occupation. Un salon parisien atypique peut se louer plusieurs dizaines d’euros de l’heure pour une réunion, et bien davantage à la journée pour un séminaire ou un tournage. OfficeRiders se rémunère par une commission prélevée sur les réservations : historiquement modérée côté hôte, elle est précisée dans les conditions générales en vigueur, à consulter avant de publier son annonce. Les revenus perçus doivent être déclarés : selon la nature de l’activité et son volume, ils relèvent de régimes fiscaux différents, et un professionnel de la comptabilité pourra vous orienter.

UsageDurée typeProfil de clientÉquipements attendus
Réunion, entretien2 à 4 heuresIndépendants, équipes projetWi-Fi, grande table, écran
CoworkingJournéeTravailleurs nomadesWi-Fi, postes de travail, café
Séminaire, atelier1 à 2 joursEntreprises, formateursVidéoprojecteur, paperboard, espace repas
Tournage, shooting, événementDemi-journée à journéeAgences, marquesLumière naturelle, décor, accès facile

Assurance, confiance et sécurité

Accueillir des inconnus chez soi ou dans ses locaux suppose un cadre de confiance. OfficeRiders a construit le sien autour de plusieurs piliers : vérification des profils, système d’avis réciproques, paiement sécurisé et versé après la prestation, et une couverture d’assurance associée aux réservations, dont les garanties et exclusions sont détaillées sur le site. L’hôte doit par ailleurs vérifier auprès de son propre assureur que son contrat habitation ou multirisque couvre bien l’accueil de professionnels dans les lieux, et, s’il est locataire, que son bail l’autorise.

Reste une zone grise que connaissent bien les hôtes expérimentés : le petit dommage du quotidien. Une tache sur un canapé, un verre cassé, une télécommande égarée, un vidéoprojecteur endommagé ou un ménage bâclé après un événement ne justifient pas toujours une déclaration d’assurance, mais finissent par peser sur la rentabilité.

La caution, un réflexe à adopter pour les réservations directes

Le succès d’un lieu sur OfficeRiders entraîne souvent des demandes en direct : une entreprise qui a apprécié sa journée revient vers l’hôte pour organiser un séminaire, une agence souhaite réserver pour un tournage, un réseau professionnel cherche un lieu pour un afterwork. Ces réservations hors plateforme échappent à toute garantie. C’est là qu’une caution devient indispensable.

SuitePay permet de la mettre en place en quelques secondes, sans terminal de paiement ni chèque. L’hôte crée la demande, le client la reçoit par email et par SMS, clique sur le lien et saisit sa carte bancaire. L’hôte choisit entre une empreinte bancaire, qui enregistre la carte sans bloquer de fonds, et une pré-autorisation, qui bloque le montant pendant 7 jours avec un renouvellement automatique jusqu’à 3 mois, idéale pour un événement réservé plusieurs semaines à l’avance. Il peut aussi encaisser un dépôt de garantie, ou directement le paiement de la location et un acompte. Sans abonnement, pour 1,45 % + 0,20 € HT par caution, la garantie est libérée en un clic si tout s’est bien passé.

Le même raisonnement vaut pour les réservations effectuées sur la plateforme, dans le respect de ses conditions générales : annoncer clairement les règles du lieu et faire un état des lieux avant et après chaque usage, photos à l’appui, reste la meilleure protection. Notre guide sur l’état des lieux, pensé pour la location courte durée, s’applique très bien aux espaces de travail.

OfficeRiders : avis et points de vigilance

Les points forts : un concept pionnier, une marque reconnue des professionnels, l’accès à une clientèle d’entreprises renforcée par le rachat de Worklib, et un usage en journée qui permet souvent de louer son logement sans le quitter durablement. Les points de vigilance tiennent au taux d’occupation, très variable selon la ville et la qualité du lieu, à l’usure du mobilier, au temps consacré à l’accueil et au ménage, et aux obligations d’assurance, de copropriété et de fiscalité à vérifier en amont.

OfficeRiders, pour qui ?

La plateforme s’adresse aux propriétaires d’espaces atypiques, aux entreprises disposant de bureaux sous-utilisés et aux particuliers vivant dans de grandes villes qui souhaitent valoriser leur logement en journée. Elle illustre une tendance de fond : tout ce qui est sous-utilisé peut se louer — un logement de vacances sur Amivac, un outil sur Bricolib, un objet entre voisins sur Kiwiiz. Retrouvez notre panorama des plateformes de location entre particuliers. Et chaque fois qu’un bien de valeur change de mains, même pour quelques heures, une caution reste la meilleure assurance.

Questions fréquentes sur OfficeRiders

Un particulier peut-il louer son appartement sur OfficeRiders ?

Oui, c’est même l’origine du concept. Il faut toutefois s’assurer que le bail, le règlement de copropriété et le contrat d’assurance habitation autorisent l’accueil de professionnels, et déclarer les revenus perçus.

Peut-on louer à l’heure ?

Oui. Selon les lieux, la réservation se fait à l’heure, à la demi-journée ou à la journée. Les réunions courtes se louent généralement à l’heure, les séminaires et tournages à la journée.

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